A Paray-le-Monial, sainte Marguerite Marie, est devenue « disciple bien-aimé » du Cœur de Jésus

En la fête de Saint-Jean, le 27 décembre 1673, à Paray le Monial, une religieuse du monastère de la Visitation, Marguerite-Marie Alacoque fit la rencontre du Christ et s’est approchée du Cœur de Dieu. "Il me fit reposer fort longtemps sur sa divine poitrine où il me découvrit les merveilles de son amour et les secrets inexplicables de son cœur qu’il m’avait toujours tenus cachés jusqu’alors". (Autobiographie n° 53).

A Ste Marguerite-Marie Alacoque, Jésus dira : « Regarde ce Cœur qui a tant aimé les hommes et qui n’a reçu qu’indifférence !… Toi, au moins, essaie de suppléer ». C’est la plainte de l’amour non reçu : la douleur de Dieu ! C’est sans doute la douleur de ceux qui aiment Dieu, de le voir si peu aimé, loué, adoré ! Donc, nous sommes invités à redoubler d’attention et d’amour. « Toi, au moins, veille à suppléer ! »

Le XVIIème siècle connaît une impressionnante efflorescence spirituelle : Marguerite-Marie y prend sa place dans le sillage des grands témoins de l’Amour. L’un d’eux notamment est le fondateur de la Visitation : l’évêque de Genève François de Sales. D’autres témoins marquent ce "grand siècle de la foi" : comment ne pas évoquer ici Jean Eudes (1601-1680) missionnaire au cœur de feu, que l’Eglise proclamera "Père, Docteur et Apôtre du culte liturgique du Sacré-Cœur". "Il nous faut apprendre qui est Jésus, à être humbles non seulement d’esprit mais de cœur." Et rechercher l’humilité du cœur pour être disciple de Jésus « doux et humble de cœur ».

Au XVIIème siècle, au seuil des temps modernes, Dieu a voulu rappeler à tous les hommes qu’il avait un Cœur, qu’il était amour, mais que son Amour n’était accueilli qu’avec indifférence et mépris. C’est la première apparition de Jésus à Sainte Marguerite-Marie, le 27 décembre 1673. "Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes et qui n’en reçoit, de la plupart qu’ingratitude et mépris."

Deux ans plus tard, lors de la grande apparition de 1675, Jésus demande que dans l’Eglise une fête soit dédiée pour honorer son Cœur. C’est actuellement la fête liturgique du Sacré-Cœur (Cœur de Jésus) célébrée chaque année le 3ème vendredi après la Pentecôte, pour honorer son Cœur et les merveilles de son amour pour nous.

En 1856, le pape Pie IX étend définitivement cette fête à toute l’Eglise.

Ce qu’a vu et compris sainte Marguerite-Marie dans la Chapelle de la Visitation

Elle a contemplé dans une vision de gloire et de transfiguration la sainte humanité du Christ marquée par les stigmates de la Passion. "Il se présenta à moi tout éclatant de gloire avec ses cinq plaies brillantes comme cinq soleils… Sa poitrine ressemblait à une fournaise… Il me découvrit son tout aimant et tout aimable Cœur qui était la source vive de ces flammes"

Elle a compris de quel amour ardent Dieu brûle pour un monde qu’il n’est pas venu « condamner, mais sauver ». "Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes… que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité il faut qu’il les répande par ton moyen"

Elle a réalisé avec quelle indifférence les hommes répondent à la Tendresse de leur Dieu qui fait entendre cette plainte : "Ils n’ont que des froideurs et du rebut pour tous mes empressements à leur faire du bien"

Elle a saisi,dans l’adoration du Saint Sacrement, "Sacrement d’amour", que l’Eucharistie est "le don les plus éminent du cœur de Jésus" (Pie XII) puisqu’elle nous livre, en abondance, la chair de Jésus pour la vie du monde" (In. 6/51)."Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné, jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour"




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