Dans le temps de l’Avent

Jésus est né à Bethléem, il y a deux mille ans. Et pourtant, pendant l’Avent, nous attendons sa venue avec une grande joie. Mais attendons-nous sa venue "en nous", dans notre vie d’aujourd’hui ? Il nous a promis que si nous l’aimions, Il viendrait demeurer chez nous.

Notre bonheur, c’est Dieu. Le problème, c’est que nous ne le savons pas toujours, ou bien nous l’oublions : alors nous cherchons le bonheur à travers la possession des biens matériels, à travers des plaisirs passagers. Nous étouffons en nous le désir de Dieu.

Chaque année, l’Avent nous est donné pour redécouvrir ce désir, comme on débarrasse une source de toutes les branches et des feuilles qui la bouchent, afin qu’elle puisse de nouveau couler, claire et limpide. Loin des messages publicitaires nous poussant à consommer toujours plus, loin des vitrines débordant de victuailles et de gadgets, ce temps d’attente nous propose de redécouvrir que la source de notre bonheur est en Dieu, en nous débarrassant des soucis et des convoitises qui étouffent en nous le désir de Dieu.

Et pour cela, un seul chemin : la prière. L’urgence, pendant ces jours qui nous séparent de Noël, ce n’est pas de courir dans les magasins, mais de nous poser, paisiblement, sous le regard du Seigneur ; chaque jour, et pendant un moment un peu conséquent : un quart d’heure, une demi-heure… dix minutes est un minimum ! Nous n’avons pas le temps ? Prenons-le ! Prenons le temps de prier et tout le reste se mettra en place sans inquiétude.

Cependant, les préparatifs matériels de la fête de Noël, au-delà de tout ce qu’ils comportent trop souvent de gaspillage et d’excès opposés à l’esprit de la Crèche, peuvent aussi nous aider à comprendre l’importance de l’attente. Lorsqu’on prévoit une fête, on ne se contente pas d’improviser, le jour venu, un repas bâclé : on fait le ménage à fond, on passe du temps à cuisiner, on accroche des guirlandes, etc. Lorsqu’on reçoit un personnage important, on prend la peine de ranger et nettoyer la maison, et on veille à ce que sa chambre soit prête jusque dans les moindres détails. Et ces préparatifs, déjà, ont un goût de fête. De même, recevoir Jésus, cela se prépare !

Sans doute avons-nous à "faire le ménage"… Autrement dit, à recevoir le pardon du Seigneur, qui purifie en nous ce qui est souillé et redresse ce qui n’est pas en place. Pour nous combler de sa miséricorde, Jésus nous a donné un moyen merveilleux : le sacrement de Réconciliation. Magnifique sacrement… tellement méconnu ! Cette fête de Noël est une bonne occasion de le redécouvrir.

Confions nos craintes, nos répulsions, nos hésitations à la Vierge Marie. Disons-lui tout, avec confiance. Marie dissipera nos peurs face au sacrement de Réconciliation. Comme une maman tient son enfant par la main et lui parle doucement pour l’encourager à franchir un cap difficile, elle saura nous guider vers le pardon de Dieu. Ne nous en privons pas !

Le chapelet est aussi un moyen très simple, très pauvre, de mettre notre main dans celle de Marie. Et de nous laisser conduire par elle, jusqu’à la joie de Noël.

Christine PONSARD, ancienne rédactrice de la revue




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