Témoignages de foi

Aujourd’hui, à Paray-le-Monial, beaucoup viennent faire provision de miséricorde auprès de Celui "dont le cœur nous a tant aimés". Et quelle expérience font-ils, dans le silence de la chapelle de la Visitation où Jésus révélait à Marguerite-Marie les richesses de son amour ? Quelle source jaillit en cette terre où tout convoque au pardon et à la paix à l’école de Jésus "doux et humble de cœur" ?

Un témoignage sur le cœur du Christ, puissance de pardon
"C’était à Paray-le-Monial au cours d’une retraite de jeunes. Ce jour-là, frappé par la tristesse de certains visages, je pressentais que celle-ci devait être liée à un pardon refusé. Je demandai au Seigneur d’inspirer un enfant. Invité à dîner par le groupe des 11-14 ans, chacun d’eux m’avait préparé en cadeau une petite croix de bois, taillée par lui. Je leur demande de m’expliquer la signification de la plus grande entourée de lierre, une grande fleur jaune à l’endroit de la tête, un pétale de géranium au lieu du cœur. Une petite fille a eu ce mot extraordinaire : "Quand il est monté au ciel, le Seigneur a laissé sur la croix une petite fleur, la fleur du pardon. Et cette fleur, c’est comme un soleil : c’est un bonheur pour une vie"

Celui d’un jeune qui découvre le Coeur du Christ, puissance de guérison
"Depuis sept ans, je cherche l’Amour c’est-à-dire Dieu. J’ai connu ici une joie profonde qui me transportait au-delà des plus beaux paradis artificiels : ceux de la drogue. J’ai compris l’amour de Jésus, et désormais je me sens totalement libre puisque le Coeur de Jésus m’a guéri et libéré en m’ouvrant les vrais chemins de l’amour."

Celui d’un prêtre auquel le cœur de Jésus se révèle comme puissance de compassion
"Dans cette chapelle où Marguerite-Marie a tant prié pour le sacerdoce, j’ai réalisé, comme dans un éclair, que mon sacerdoce s’était enlisé et presque désagrégé. J’avais besoin de reprendre le souffle après un long temps de désert spirituel. Redécouvrir le Coeur de Jésus : c’est ouvrir l’Évangile de Saint Jean, relire les épîtres du disciple Bien Aimé, faire l’expérience de la compassion de Dieu guérissant l’aveugle né, relevant la femme adultère et conduisant la Samaritaine à la source d’eau vive. Que serait un sacerdoce qui serait vécu par des êtres sans miséricorde et qui n’appellerait pas à vivre, comme Jésus, la compassion pour tous les enfants perdus ? Voilà ce que m’a appris Paray-le-Monial"

Celui d’un médecin - pèlerin régulier à Paray le Monial - ami fidèle du Secrétariat des Œuvres du Sacré-Cœur
"Un jour, une dame est venue au cabinet médical me demander une ordonnance de somnifère parce qu’elle partait le lendemain voir sa mère en province avec la ferme intention de lui parler. Tout son être était plein de haine à déverser sur sa mère, lui en voulant terriblement d’une grave blessure d’enfance. Je l’ai écoutée, je n’ai rien dit, c’était très dur d’entendre toute cette rancune ; je n’ai pu que prier intérieurement : "Jésus donne lui le pardon pour sa mère, enlève la haine de son cœur ". Quelques mois plus tard, elle est revenue me dire qu’elle allait accueillir sa mère chez elle. Elle m’a expliqué qu’après notre dernière rencontre, elle avait réfléchi, elle avait annulé son billet de train, pensant que ce n’était pas la peine, sa mère ne comprendrait pas (et maintenant, elle se préparait à l’accueillir chez elle, ne voulant pas qu’elle aille en maison de retraite !). Je n’avais rien dit, rien fait, juste prié le Cœur de Jésus. Le Christ a mis dans son cœur le pardon pour sa mère, un pardon si impossible quelques minutes avant !"




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