Quels vœux pour l’année 2016 ?

Avec le temps de Noël, voici la période traditionnelle des vœux. Nous pouvons en imaginer de toutes sortes…

Avec les nouvelles technologies, il nous suffit d’écrire quelques lignes, d’y ajouter quelques photos, et pourquoi pas une animation quelconque, et, d’une frappe sur la seule touche « envoyer » du logiciel de courrier électronique, 50 ou 100 personnes recevront nos vœux, les mêmes bien-sûr ! Mais vous préfèrerez envoyer, et également recevoir quelque chose d’un peu plus personnalisé, une vraie carte écrite à la main par son expéditeur. Car vous êtes unique et vous préférez être considéré comme tel.

En ce qui nous concerne, que mettrons-nous dans nos vœux ? Comment allons-nous souhaiter une bonne année à nos proches, nos amis, nos collègues ? Bonne année, bonne santé ?

C’est bien évident que la santé est un cadeau inestimable que Dieu fait à bon nombre d’entre nous. Et il nous faut absolument rendre grâce pour cela ! Ceux qui se relèvent d’un accident, ou d’une grave maladie, le disent la plupart du temps : « Aujourd’hui, je ne vois plus la vie comme avant. Les petites choses prennent une certaine valeur. Je regarde davantage autour de moi. Je me précipite moins ». La vie est un tel bien en soi, et la bonne santé, une pure merveille. Aussi louons le Seigneur qui nous a fait ce don magnifique pour que nous puissions nous en émerveiller, le louer, l’adorer, et le servir ainsi que nos frères, dans la joie.

Cependant tout le monde n’a pas la santé ! Alors y aurait-il un « raté » quelque part, ou au contraire quelque chose de plus grand que celle-ci ? Sinon ceux qui en sont dépourvus seraient condamnés à un vrai désespoir.

Les personnes qui vivent la souffrance de longue durée nous en témoignent parfois : passé le moment du refus, de la révolte, peut surgir ensuite, grâce à Dieu, un état d’abandon confiant entre les mains du Père, de qui ne peut venir aucun mal, et qui a la puissance, par la victoire du Christ, de transformer en grâce ce qui nous apparaissait comme une malédiction. Pour celui qui croit à l’Amour, chaque souffrance, aimait à répéter Mère Teresa, devient « un baiser de Jésus ». Quand on sait quelle nuit elle a dû traverser, à partir de son second appel et jusqu’à sa mort, cette parole est bouleversante d’amour et de confiance.

Alors oui, offrons nos vœux, tous nos vœux, c’est-à-dire demandons à Dieu de bénir nos frères dans leur quotidien, de leur procurer travail, santé, amitiés… et allons jusqu’au bout en leur souhaitant de connaître toujours plus « l’Amour du Christ qui surpasse toute connaissance », et, comme disait Mère Teresa, de « ne rien refuser à Jésus ». Souhaitons-leur la sainteté ! Pas celle qui nécessite une auréole, mais celle que Dieu veut pour nous.

Et nous, soyons prêts à accueillir la venue de Dieu, le « feu de son amour », à travers nos activités quotidiennes, mais aussi à travers les « imprévus de l’Esprit ». Ils ne seront sans doute pas tels que nous l’aurions imaginé. Il nous faudra redire notre OUI, chaque jour.

Offrons donc en ce début d’année tout ce qui pourrait gêner notre marche vers la sainteté, et pour lequel nous avons à prononcer un « non » ferme, à la mesure de notre préférence pour Dieu. Comme pour Élie sur le Mont Carmel, le feu de Dieu ne descendra pas sur l’autel (dans notre cœur) tant que nous n’y aurons pas placé l’objet du sacrifice. Quel objet ? Dieu lui-même nous le montrera et pourvoira.

A l’aube de la nouvelle année, nous vous souhaitons de croire que Dieu désire, vraiment d’un grand désir, descendre dans votre cœur, votre vie, votre famille.

À toutes et à tous, joyeuse et sainte année, pour que l’Esprit réchauffe votre cœur et en fasse comme une cire tendre où le sceau de Dieu peut venir s’imprimer.

La Communauté du Secrétariat des Œuvres du Sacré-Cœur




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