Toussaint : honorer les témoins lumineux de l’amour du Christ

Comme son nom l’indique, la Toussaint est la fête de tous les saints. Chaque 1er novembre, l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ.

Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de « canonisation », et nous sont donnés en modèles, l’Eglise sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Evangile et au service de tous. C’est bien pourquoi, en ce jour de la Toussaint, les chrétiens célèbrent tous les saints, connus ou inconnus.

Cette fête est donc aussi l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté. La sainteté n’est en effet pas une voie réservée à une élite : elle concerne tous ceux et celles qui choisissent de mettre leurs pas dans ceux du Christ.

Le lendemain, le 2 novembre a lieu la commémoration des fidèles défunts. On les honore en allant au cimetière, lieu de recueillement. Ainsi, dans la paroisse de Paray le Monial, un temps de prière est organisé dans le cimetière le jour de la Toussaint. Les prêtres s’y rendent disponibles pour bénir les tombes, accompagner les familles, les entourer. Un paroissien témoignait l’an passé en disant : "c’est l’occasion de prier pour nos morts, de chanter, mais aussi de se rencontrer avec les gens du village ou encore avec tous ceux qui ont perdu un proche dans l’année." Selon un autre "aller au cimetière, c’est un moyen de penser à eux, de ne jamais les oublier, c’est pour les aimer."

Cette année, durant le mois d’octobre, à la sortie des messes de la paroisse, les fidèles peuvent se procurer des lumignons qu’ils pourront déposer sur les tombes. Le jour de la Toussaint, aussi, des images-prière seront distribuées aux paroissiens pour les aider à prier au cimetière tout en les aidant à mieux s’ancrer dans la foi face à l’épreuve de la mort.

Comme le grain de blé semé en terre est appelé à la germination, l’homme est inhumé en attente de la résurrection. Et puis comme dit un paroissien "au cimetière, il y a des fleurs, cela aide à ne pas être triste, c’est plein d’espérance". C’est d’ailleurs cette formidable espérance que nous chrétiens avons à annoncer à nos contemporains dans une société souvent tout à la fois fascinée par la mort et en même temps désespérée par elle, en n’y voyant que souffrance, vide et non sens.

D. Pouliquen




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